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Nos plus belles vacances à Candé sur Beuvron

SOCIÉTÉ D' ÉTUDE SoINS POUR LES ENFANTS ATTEINTS DE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU ET DE CARDIOPATHIES (SESERAC)

Ce site rend hommage à Stéphane Gallais

et les autres qui n’ont pas survécu.

 Que de bons souvenirs me reviennent en mémoire lorsque je repense à notre beau château à Candé sur Beuvron, notre colonie pour enfants cardiaques (S.E.S.E.R.A.C).

 J’ai en mémoire quelques noms dont Sophie Battain, Claudette Salin, Nathalie Tetrel, Ouardia ??, Magalie Blond, Laurence Serfaty,  Vladimir Jégado, Stéphane Gallais (qui hélas n’est plus) Abdel Bey, Evelyne Bertin, Max Galley, Pierre Bracco, Betina ??, Lyes ??, Elyes ??, Catherine Sémon, Fréderic Gilbert, Pascal Poloby, Jocelyne Salomon, Fanta ??, Emmanuelle ??, Mohamed dit Momo, J-Sebastien ?? (qui n’est plus, un petit garçon en fauteuil roulant), Stéphanie Delestre, Catherine Brulé, Véronique Samson (pas la chanteuse, lol, nous sommes plus jeunes), Patrick ou patrice ???

Le tout 1er directeur que j’ai connu était M.Bazataky (lui aussi cardiaque, comme nous il avait une belle et jolie fermeture éclair) et sa femme Micky, la seconde de Baza se prénommait Catherine.

Ensuite, un autre directeur, mais impossible de me souvenir de son nom.

Puis ce fut M. Cholet qui habitait Vittel.

Je suis restée un bon moment en contact avec Cyril Aptel, qui était moniteur, son frère aussi. Il me semble que son prénom était Olivier.

 Lorsque nous nous retrouvions tous à BALARD, afin de prendre le car et ensuite faire le trajet Paris à Candé sur Beuvron, déjà lors de ce trajet, les complicités se créaient.

 La 1ere année où j’ai rencontrée Sophie Battain, elle avait l’habitude de venir chaque année en août et moi en juillet. Cette année là elle avait décidée de venir en juillet  et ce fût notre plus belle rencontre. Par la suite, tant notre complicité était grande, que nous avons fini par persuader nos parents de nous laisser venir en colonie juillet et août.

Donc lors de notre 1er voyage, j’ai tout d’abord cru que je voyageais avec un castor tant elle grignotait : c’était une marchande de bonbons ambulante ! 

Moi qui n’avais pas le droit de manger de sucreries était fort surprise, d’avoir une compagne de trajet aussi vorace sur les sucreries (elle est toujours ainsi aujourd’hui, et le pire de tout, c’est qu’elle est toujours un fil de fer).

Lors de cette première rencontre, elle n’avait qu’à la bouche mon petit copain Olivier Taret, patati Olivier Taret, patata… !

Je ne sais pour quelle raison, mais ce fameux Olivier, n’est pas venu en colonie.

Lorsque nous arrivions à Candé sur Beuvron, nous poussions tous un cri de joie.

Le car passait par l’entrée principale. A droite il y avait une aile bien plus récente que le château lui-même. Les garçons avaient leurs dortoirs en bas et entre deux, il y avait une immense salle de bain. Ensuite les dortoirs des filles.

Les toutes premières années (j’étais petite, il me semble avoir dormi dans le château) après cette aile, il y avait la maison des gardiens. Leur fils se prénommait Benoît. Il me semble que c’est Jocelyne Salomon ou Evelyne Bertin qui était très amoureuse de lui. Après avoir tourné à droite, nous avions un réfectoire, ensuite une voute puis le château.

Bon retournons à l’entrée, sur la gauche maintenant.

Il y avait une salle d’activités. La dernière année, nous y avions fait un salon de beauté – coiffure. (Le plus gros délire fut la fois où Ouardia, Claudette, Sophie et moi-même avions passé quasiment l’après midi à faire des tresses à Nathalie Tetrel, pour finir que le lendemain elle passait la tête sous le robinet tant elle avait l’air d’un cocker).

Après la salle d’activités, il y avait la lingerie, (là aussi pour ne pas faire la sieste nous nous arrangions à demander à aider la lingère au repassage) ensuite c’était l’infirmerie, bizarrement pas d’anecdote sur ce lieu, enfin si … mais bon !

Une petite déviation toujours à gauche et nous arrivons dans un grand hall fermé. Là, nous faisions souvent des soirées à thèmes.

En longeant le château, sur la gauche, il y a la cuisine.

Ensuite passons devant la cuisine et tournons à droite, il y a une côte à monter et toujours à notre droite,  une grande porte fenêtre (au tout départ, la bibliothèque était ici, il me semble qu’ensuite elle fût déplacée) qui donnait vue sur une grande partie de la haute prairie et aussi sur les bois du château. Avançons encore, là il y a une petite chapelle (ce qui le souhaitaient, venaient à la messe le dimanche. Le curé du village y donnait un office).

Après la chapelle, il y avait encore une grande salle ou nous faisions des activités. En avançant encore un peu, nous arrivons derrière le dortoir des filles, qui par la suite fût mixte, sachant que le dortoir en question était des chambres de 3 à 4 lits.

Que d’anecdotes y il a à raconter sur cet endroit !

En voici une en passant :

Dans les deux dernières chambres les filles au fond à gauche (Sophie Battain, Claudette Salin et moi-même)

Celle  à droite mais collée, les garçons (Pascal Poloby, Stéphane Cauco et Abdel Bey)

Donc cet après midi là, Sophie qui avait décidé de ne pas faire la sieste, se mit au niveau de la tuyauterie et commença à discuter avec pascal, lorsqu’une mono fit irruption dans la chambrée. Elle n’a jamais compris, pourquoi Sophie était allongée sous le lavabo !

En allant dans la prairie haute et en nous enfonçant dans les bois, nous avions l’habitude de faire du camping dans une petite clairière ou y coule le Cosson.

Que de  jeux nous faisions dans les bois, gamelles, chasse aux trésors, jeux de pistes,  gendarmes et prisonniers, …etc

 Ils nous est même arrivé de faire des chasses à l’homme la nuit : nous avions confectionné des lanternes avec du carton (je ne sais plus comment se nomme le papier qui servait de vitre, sur nos lanternes) et y mettions des lucioles.

Chaque années il y avait 2 CRS (l’un d’entre eux été surnommé Jojo Lapin) qui venaient nous faire le code de la route. Ils installaient leur matériel dans la prairie basse, face au château. Avec les CRS, nous avions même le droit de faire de la mini moto.

Nous partions de l’allée prés de la cuisine et nous allions jusqu’au Cosson (oui nous avions accès au Cosson, aussi bien de la haute prairie que de la basse).

Une autre anecdote dans la haute prairie, je fus la petite amie de Stéphane Gallais, lors d’une fin d’après midi, nous avions décidé de faire une balade.

Donc nous nous promenons en revenant nous étions fatiguer et avant de renter dans nos dortoirs respectifs, nous nous sommes assis dans la haute prairie. Bien sûr, petite séance oblige, lorsqu’on est amoureux, de tendres baisers.

Donc nous nous embrassions, et d’un coup nous entendons un bruit étrange, bien sûr pour que je n’ai pas peur, Stéphane me dit « Ne t’inquiète pas, ce doit être des sangliers dans la forêt. »

En faite, en guise de sangliers, j’ai appris le soir même que c’était Sophie et Claudette, qui nous avait suivis tout au long de notre promenade.

Elles étaient tellement contentes que j’ai un petit ami (j’avais des ennuis aux yeux, avec la cortisone, je me sentais grosse et moche et de surcroit, les garçons me faisaient terriblement peur). Du coup, ayant peur de mes réactions lors de notre première promenade seul à seul, elles voulaient être présentes, non pas pour savoir si nous nous embrassions etc., mais plutôt pour savoir si ça s’était mal passé et que je ne m’enfuis pas !

J’avais tendance à me trouver des cachettes incroyables lorsque quelqu’un se moquait de moi ou encore, lorsque j’étais dans une période de mal être.

Pour en revenir à cette prairie haute, il nous arrivait aussi d’y faire des feux de camps . Les moniteurs prenaient leurs guitares et nous chantions en chœur diverses chansons de colonies.

Lors de la journée des parents, il y avait des stands autant dans la haute prairie que dans la basse. Nous faisions des spectacles en l’honneur de nos parents, et nous étions fiers de montrer notre univers à nos parents et nous leurs montrions qu’ici nous étions vraiment considérés comme des enfants normaux et non malades.

Maintenant avec le recul, je me rends compte qu’à certains moment, nous aurions pu avoir de gros ennuis.

Nous étions si bien et comme nous étions tous malades, nous avons souvent atteint plus que nos limites.

Mais ce ne sont que des bons souvenirs et une chance pour nous, que rien ne nous soit arrivé à ce moment là.

Je me souviens de certaines journées et soirées à thèmes, ou encore les sketchs.

Nous avions appris à danser le menuet au son des clavecins. Une autre fois, Laurence Serfaty fan de Michel Fugain, nous avait appris la chorégraphie (le titre de la chanson je ne m’en souviens pas, mais le refrain disait «  c’est nous les apaches, les fous, les sauvages etc.… », Une autre fois ce fut le sketch du Père Noël est une ordure.

Nous avions aussi nos sorties en extérieur, les visites des châteaux de la Loire, les magnifiques sons et lumières, la visite de la chocolaterie Poulain de Blois, nos grandes promenades le long des bords de la Loire, les sorties sur Blois ou nous avions quartier libre.

Bien sûr, nous les filles, nous finissions toujours dans le grand magasin de la rue piétonne pour y prendre des parfums etc.….  (Ben quoi ! Nous sommes des filles avant tout).

Il me semble que c’était Monoprix, mais je n’en suis plus très sûre. Nous allions aussi à la piscine municipale de Blois mais nous n’étions pas vraiment à notre aise, car les enfants qui venaient à la piscine et qui ne faisaient pas partie de la colo, nous regardaient comme des bêtes de foires.

Il faut dire que voir une vingtaine d’enfants avec des fermetures éclairs, soit dans le dos, soit sur le torse n’était pas habituel pour eux.

Nous allions aussi dans l’unique petit commerce du village et là, il ne fallait entrer dans la boutique que 3 par 3, sinon la marchande était débordée !

Bien sur Sophie faisait son ravitaillement en sucreries.

Face au vieux pont, nous allions dans le seul bar/tabac acheter nos cartes postales.

Nous avions fait aussi du canoë/kayak, des campings en dehors du château et j’omets encore plein de belles choses.

Lorsque je sens l’odeur du pain d’épices, celui qu’ils nous donnaient au goûter, me fait irrémédiablement retourner à Candé.

J’ai fait connaître à mon fils le lait fraise ou lait menthe, maintenant c’est une de ses boissons favorites.

Il y aurait tant à raconter sur cette colonie … !

J’espère que grâce à ce site,  d’autres qui ont vécu comme moi ces bons moments, n’hésiteront pas à venir et à y ajouter leur histoire.

Hé oui j’ai bravé l’interdit et j’ai eu un enfant .

Quand je pense que depuis toute petite on m’avait préparée psychologiquement à ne pas avoir d’enfant… ! Je ne dis pas que cela fut simple, mais j’y suis arrivée.

Tout comme Sophie, qui a eu une jolie petite fille, Nathalie, qui a eu un beau petit garçon  et selon ce que m’as dit Sophie Claudette aurait eu 2 enfants, Stéphane Gallais était lui aussi papa de deux magnifiques petits garçons.

Si tout comme nous, vous êtes allés à Candé sur Beuvron et sans doute nous y sommes croisés et connus, n’hésitez pas à laisser une trace sur ce site.

Si le cœur vous en dit (pied de nez à la vie !), bien entendu.

Dominique

aujourd'hui le 17 octrobre 2006

j'ai eue Mme Dagonet (le pilier de la SESERAC) au téléphone, elle m'as annoncée qu'hélas, elle avais dûe dissoudre la société.

mais je tiens à ce qu'elle accepte notre gratitudes, sans cette société, nous n'aurions jamais vécus ces beaux et magnifiques moments

 

voici quelques noms que m'as donner Manu : Isabelle Gora, Corinne Bourhis,  Abdelkrim Lemghirbat, Laurianne Vandeneynde,Ludovic Belaire Beaujour, Arnaud Sutter, Sarah Pichois, Nicolas Pariss, Ludovic Dupont, Laurent Soubigou, MarieJeanne  Chollet , Amel Demine, Mélanie Homo, Audrey Heinrich, Séverine Glise, Sandra Fillion, Marie-Gabrielle Dubois et Karine Aubert.